« Oui, nous pouvons »…nous aussi !

Jeudi 6 novembre sera une date importante pour l’avenir du PS. Mais surtout ne nous trompons pas de vote ! Regardons les choses en face, il n’est pas question de choisir un candidat pour 2012, ni même de désigner trois semaines en avance celui qui dirigera le PS pour les années à venir. Pour ce dernier cas, il est prévu une élection le 20 novembre.

Malheureusement, une fois de plus, les médias entrainent beaucoup d’entre nous dans cette voie sans issue, et nombreux sont les camarades qui risquent de se décider sur un nom, avec l’espoir que cela sera suffisant pour résoudre nos difficultés.

Ne nous trompons pas. Ce dont il s’agit cette semaine, c’est un débat d’idées ! ….et malheureusement, les Français le constatent tous les jours, nous n’avons pas “conceptualisé” la moindre approche innovatrice qui serait en rapport avec la crise actuelle. C’est pourtant là que se joue notre avenir, le monde de demain et notre capacité à l’affronter.

Et pourtant quelle opportunité ! Au moment où la pensée libérale triomphante et incontournable de ces dernières années s’écroule avec fracas, nous pourrions enfin faire preuve d’un minimum d’audace. Nous avons aujourd’hui un monde d’avance sur la droite. Et bien non, les mêmes idées et les mêmes solutions qui ont déjà fait la preuve de leur inanité ressurgissent dans la plupart des motions avec peut-être quelques “aménagements” à la marge !

Et pourtant, rappelons nous ce qui s’est passé après le krach de 1929 . Quelques économistes innovateurs pour l’époque ont commencé à proposer un nouveau rôle pour l’état, quelques chefs d’entreprises (Ford) ont compris que sans pouvoir d’achat pour les masses laborieuses, leurs entreprises risquaient de produire à perte…

Alors je sais, il est de bon ton de se gausser des idées keynessiennes. Et, du coup, malgré l’échec palpable du libéralisme les seules solutions proposées restent au niveau de l’accompagnement social, des rustines, en quelque sorte, sur un pneu éclaté !

 Continuons à accepter les postulats :

  • le travail ne se partage pas, alors même que tous les économistes annoncent une remontée conséquente du chômage, notamment pour les jeunes et pour les seniors…qu’on voudrait même voir travailler jusqu’à 70 ans.
  • les services publics doivent être remplacés par des entreprises “libres et concurrentes” pour une meilleure rentabilité. Tant pis pour ceux qui passeront à côté !
  • la valeur travail est sanctifiée et hissée au même niveau que l’égalité, la solidarité ou la liberté, et on parle bien sûr du travail nécessaire pour gagner sa vie, et celle de ses patrons. Il est vrai que dans un pays (mais c’est vrai aussi au niveau mondial) où la part des salaires dans le PIB a baissé de 11 % en 20 ans, il est de plus en plus difficile de vendre autrement cette “valeur”.
  • diminuons l’impôt sur les bénéfices pour les entreprises, quelle que soient leurs activités et leurs rentabilités.
  • et on pourrait continuer ainsi

Bref, avant de choisir des hommes, mettons nous au travail (parce que nous l’aurons décidé !)pour bâtir rapidement une vraie alternative. Nous ne gagnerons que si nous sommes porteurs d’une espérance.

C’est ce que propose la motion C conduite par Benoit Hamon. On peut ne pas être d’accord avec toutes les idées ou propositions qui y sont exposées, et c’est normal puisque les signataires eux-mêmes peuvent ne pas avoir le même avis sur tout. Mais une chose est claire, pour bâtir notre avenir, nous devons sortir des sentiers battus : regarder toutes les idées sans à priori et surtout sans le filtre conservateur qu’on nous a imposé insidieusement tout au long de ces dernières années…même à gauche ! Les Français retrouveront alors peut-être la sensation que nous sommes à leur côté, ce qui ne leur apparait pas vraiment évident aujourd’hui .

Tout est à bâtir, mais les yeux ouverts et l’esprit conquérant. Comme on dit en ce moment de l’autre côté de l’Atlantique : ” Yes, we can ! “

1 commentaire à “« Oui, nous pouvons »…nous aussi !”


  1. 0 Garcia 15 nov 2008 à 13:56

    L’Art de la Guerre
    Sun Tzu

    Les Socialistes devraient s’en inspirer pour éviter de perdre la guerre. L’ennemi n’est pas en son sein, mais à sa droite.
    La désignation du chef se devrait être cette trilogie ci-dessous pour la reconquête du pouvoir.

    1)-Connais ton ennemi et connais-toi toi-même ; eussiez-vous cent guerres `a soutenir, cent fois vous serez victorieux.
    2)-Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et
    De gagner seront égales.
    3)-Si tu ignores `à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que
    Par tes défaites.
    La victoire est à ce prix, l’unité et un chef de combat.
    Tel est mon enseignement :

    -Nommer appartient au domaine réservé au souverain, décidé de la bataille `a
    celui du général.

    -Un prince de caractère doit choisir l’homme qui convient, le revêtir de responsabilités et attendre les résultats.

    -Pour être victorieux de ses ennemis, cinq circonstances sont nécessaires :

    I. Savoir quand il est `à propos de combattre, et quand il convient de se retirer.

    II. Savoir employer le peu et le beaucoup suivant les circonstances.

    III. Assortir habilement ses rangs.

    Mencius dit : «La saison appropriée n’est pas aussi importante que les avantages
    Du sol ; et tout cela n’est pas aussi important que l’harmonie des relations humaines.»

    IV. Celui qui, prudent, se prépare `a affronter l’ennemi qui n’est pas encore ; celui`
    a même sera victorieux. Tirer prétexte de sa rusticité et ne pas prévoir est le plus
    grand des crimes ; ˆêtre prêt en-dehors de toute contingence est la plus grande des
    Vertus.

    V. Être à l’abri des ingérences du souverain dans tout ce qu’on peut tenter pour son service et la gloire de ses armes.

    La droite et son armée nous regarde! Soyons à la hauteur de nos ambitions et de notre combat.

    A.G

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